Les français réconciliés avec l’anglais ?

1 Français sur 2 étudie l’anglais pour raisons professionnelles

  • Près de la moitié des personnes qui suivent des cours d’anglais ont un emploi
  •  Les femmes cherchent davantage à apprendre et à améliorer leur niveau de langue
  • 4 français sur 10 qui se lancent dans l’apprentissage de l’anglais ont plus de 45 ans, voire plus âgés (plus de 65 ans)

Paris, 3 septembre 2015 – Les Français se préoccupent chaque jour davantage d’acquérir un anglais aussi fluide que possible. Face à la crise économique, avoir un bon CV et un niveau correct en langues étrangères est devenu essentiel pour trouver un emploi dans un marché toujours plus compétitif, exigeant et orienté vers l’international.  

Selon les données d’une enquête récente réalisée par ABA English sur un échantillon de quatre millions d’élèves, 8% sont français, et 48% d’entre eux étudient l’anglais pour des raisons professionnelles, un pourcentage en-dessous de la moyenne mondiale située à 54%.

Les raisons qui poussent les Français à s’inscrire dans une académie se divisent en 3 grandes catégories :

  • 48% pour raisons professionnelles (décrocher un travail, obtenir une promotion…)
  • 22% pour pouvoir voyager sans problème
  • 21% dans le cadre de leurs études
  • 9% pour diverses raisons telles que mieux communiquer avec des personnes de nationalités différentes, comprendre des films en V.O., etc.

Les Français de plus en plus tournés vers l’anglais

Les Français sont connus pour leur niveau moyen en langues étrangères en comparaison avec d’autres pays européens, malgré un enseignement qui commence parfois dès l’école primaire. Si 72% ont déjà appris l’anglais au collège, 8% ont également eu recours à une académie et 4% à des cours particuliers. Enfin 15% expérimentent d’autres méthodes comme l’apprentissage en ligne (2%).

L’anglais, une véritable plus-value professionnelle

Acquérir un bon niveau d’anglais est une qualité convoitée par des millions de français, conscients de la perte de nombreuses offres d’emploi s’ils n’ont pas un niveau correct de la langue. Les entreprises apprécient que leurs employés s’efforcent de perfectionner la maîtrise de cette langue. À tel point que 47% des français qui l’étudient ont un emploi, une donnée qui reflète l’étroite relation entre travailler et parler anglais.

Les femmes, plus concernées ?

Les mœurs changent, et la gente féminine occupe de plus en plus de postes de direction et de cadres. Elles sont donc davantage concernées par l’apprentissage de la langue de Shakespeare, parfois simplement pour améliorer leur formation grâce à une meilleure maîtrise d’une langue étrangère. Les Françaises sont 64% à suivre des cours, contre 36% pour leurs homologues masculins, un chiffre bien supérieur à la moyenne mondiale qui se situe à 54% et 46% respectivement. 

Un apprentissage qui séduit de plus en plus les seniors

L’apprentissage de l’anglais ne s’effectue pas que pendant les études, mais durant toute la vie professionnelle. De plus en plus de personnes âgées de plus de 45 ans s’inscrivent à des cours pour motifs familiaux (pouvoir voyager plus facilement, partir voir ses enfants à l’étranger…) ou simplement par enrichissement personnel et culturel. Étonnamment, les plus de 45 ans, qui sembleraient au premier abord moins concernés par cette langue, tendent à gagner de l’importance statistiquement (38% au total):

ÂGE

POURCENTAGE D’INSCRITS

Entre 18 et 24 ans

26%

Entre 25 et 44 ans

35%

Entre 45 et 64 ans

30%

Plus de 65 ans

8%

Le cliché du Frenchy fâché avec l’anglais a la vie dure : si les élèves de l’Hexagone semblent avoir plus de difficultés que leur congénères européens à maîtriser la langue de Shakespeare, ils ne la boudent pas pour autant : les collégiens la plébiscitent, et les chaînes de télévision sont de plus en plus nombreuses à proposer des programmes en VO… La preuve d’une reconnaissance de plus en plus grande de l’importance de cette langue, tant du point de vue professionnel que personnel.

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